Un dommage dû à la tempête n'est considéré en Suisse comme un dommage élémentaire (Elementarschaden) qu'à partir d'une vitesse de vent d'au moins 75 km/h — tout ce qui est en dessous relève de la garantie du fabricant ou d'un dommage propre. La couverture est couplée à l'assurance incendie, suit depuis 1993 des définitions uniformes à l'échelle suisse (AVO/OS, RS 961.011) et comprend sept dangers naturels : inondation, tempête, grêle, avalanche, surcharge de neige, chute de pierres et glissement de terrain. Sur le marché libre, la prime FINMA uniforme s'élève à 0.46 ‰ de la valeur d'assurance — soit, pour CHF 1'000'000, environ CHF 460/an. Les tremblements de terre, la remontée de la nappe phréatique et le refoulement des canalisations sont exclus.
Un dommage dû à la tempête n'est couvert que lorsque le vent dans l'environnement de la chose assurée atteint au moins 75 km/h ET que des dommages tels que des arbres déracinés ou des toitures arrachées sont documentés. Les assureurs vérifient le seuil à l'aide de la station MétéoSuisse la plus proche. Des vents plus faibles sont considérés comme des intempéries ordinaires ; les dommages qui en résultent relèvent de l'entretien, de la garantie ou des polices tous risques. La même règle des 75 km/h s'applique dans toute la Suisse — aussi bien dans les cantons KGV que dans les cantons GUSTAVO, car l'annexe 1 AVO/OS est contraignante pour tous les organismes.
Dans 19 des 26 cantons, un organisme à monopole d'État (assurance cantonale des bâtiments, KGV) assure obligatoirement tous les bâtiments contre les dommages dus au feu et aux éléments naturels — parmi lesquels AG, BE, ZH et GR. Dans les sept cantons GUSTAVO — Genève, Uri, Schwyz, Tessin, Appenzell Rhodes-Intérieures, Valais et Obwald — il n'existe pas d'assureur cantonal à monopole ; on souscrit la police auprès d'un assureur privé. Dans quatre d'entre eux (GE, TI, AI, VS), l'assurance est même facultative — mais les banques hypothécaires l'exigent pratiquement toujours comme condition.
La prime FINMA uniforme s'élève à 0.46 ‰ de la valeur d'assurance pour les bâtiments d'habitation sur le marché libre — soit, pour CHF 1'000'000, environ CHF 460/an ; dans les cantons KGV, elle diffère légèrement. Dans le pool privé des dommages éléments naturels, qui existe depuis 1953, chaque membre conserve 15 % des primes et en verse 85 %. La prestation maximale s'élève à CHF 25 mio. par preneur d'assurance et par événement ainsi que CHF 1 mrd pour les bâtiments plus CHF 1 mrd pour le mobilier — soit au total CHF 2 mrd par événement pour l'ensemble des preneurs d'assurance.
Sont notamment exclus la tempête en dessous de 75 km/h, la chaleur et la sécheresse, les dommages de tassement/affaissement du sol, la remontée de la nappe phréatique sans inondation, les éruptions volcaniques et les tremblements de terre. Erreur particulièrement fréquente : l'eau dans la cave n'est pas un dommage élémentaire lorsqu'elle provient d'une remontée de la nappe phréatique, d'un drainage défectueux ou d'un refoulement des canalisations — n'est couverte que l'eau de surface sortie de son lit ou l'eau de précipitation accumulée à la surface du terrain. Pour les autres cas de dégâts d'eau, il faut une assurance dégâts d'eau du bâtiment (Gebäudewasser-Versicherung) séparée.
Pour les particuliers s'applique une franchise de 10 % du montant du dommage, au minimum CHF 500 par événement. Pour un dommage dû à la tempête sur le toit de CHF 50'000, vous supportez donc CHF 5'000 vous-même (10 %), la prestation d'assurance s'élevant à CHF 45'000. Pour l'artisanat et l'industrie s'applique 10 % avec un montant minimal de CHF 2'500, pour l'agriculture CHF 1'000. Dans les cantons KGV, des montants fixes sont parfois possibles — la GVZ Zurich, par exemple, applique pour les particuliers CHF 200 par événement.
Non — les tremblements de terre sont explicitement exclus de l'assurance dommages éléments naturels. Il existe un pool séparé et facultatif pour la couverture des tremblements de terre (Erdbebenpool), d'une capacité de CHF 2 mrd par événement. Une police tremblement de terre propre coûte, selon la situation, CHF 300–1'400/an et est particulièrement recommandée en Valais, à Bâle et aux Grisons. La lacune d'assurance s'élève dans toute la Suisse à environ 85 % de tous les bâtiments.